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Subatech au cœur d'une mission scientifique pour étudier les déchets radioactifs dans les grands fonds marins

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  • Le 23 juillet 2026
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Des chercheur.es du laboratoire SUBATECH (Nantes Université - CNRS - IMT Atlantique) participent actuellement à un projet de recherche, coordonné par le CNRS et co-piloté par l'IN2P3 (Institut national de physique nucléaire et de physique des particules) et l'INSU (L'institut national des sciences de l'Univers), dont l’objectif est de de mieux comprendre le devenir des déchets radioactifs immergés dans les grands fonds de l'océan Atlantique. La seconde campagne du projet NODSSUM (Nuclear Ocean Dump Site SUrvey and Monitoring) s'est achevée fin juin 2026 avec des premiers résultats encourageants.

Nautile NODSSUM Entre 1950 et 1990, près de 200 000 fûts de déchets radioactifs de faible activité ont été immergés à environ 5 000 mètres de profondeur dans le nord-est de l'océan Atlantique. Les connaissances sur leur localisation, leur état de conservation et leurs interactions avec l'environnement restent aujourd'hui très limitées.

Le projet de recherche NODSSUM a pour objectifs de :
 
  • repérer et cartographier les fûts immergés ;
  • inspecter leur état de conservation ;
  • prélever des échantillons d'eau, de sédiments et d'organismes marins afin d'évaluer une éventuelle dissémination de la radioactivité.
Le laboratoire Subatech joue un rôle majeur dans ce projet, en particulier à travers son équipe Radiochimie et le groupe TRACES, spécialistes du devenir des radionucléides dans l'environnement. Deux membres du laboratoire (Gilles Montavon et Maxime Chaillou), ont participé à cette seconde campagne océanographique avec notamment pour mission de préparer les protocoles d'échantillonnage et participer aux prélèvements qui permettront de caractériser la présence éventuelle de radionucléides dans les eaux profondes, les sédiments et les organismes marins. Au laboratoire, plusieurs chercheurs et ingénieurs sont également mobilisés pour analyser et étudier le comportement des radionucléides dans les sédiments marins.
 

Des premiers résultats encourageants

Les premières observations montrent un état de conservation très variable des fûts, mais aucune contamination environnementale significative n'a été mise en évidence à ce stade. En parallèle, la campagne a confirmé la présence importante de déchets d'origine humaine - notamment des plastiques et des déchets industriels - jusque dans ces environnements extrêmes, illustrant l'ampleur de l'empreinte humaine sur les océans. Les analyses qui seront réalisées dans les prochains mois permettront d'établir un diagnostic précis sur une éventuelle migration de radionucléides depuis les fûts vers leur environnement immédiat. Elles contribueront à améliorer les connaissances sur la pollution radioactive des grands fonds marins.
 
Mis à jour le 23 juillet 2026.