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Distinction : deux chercheurs nantais lauréats de la médaille de bonze du CNRS 2026

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  • Le 17 avril 2026
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Vincent Lostalen du Laboratoire des sciences du numérique de Nantes (LS2N – CNRS - Centrale Nantes - Nantes Université) et Antoine Maitrallain du Laboratoire de physique SUBAtomique et des TECHnologies associées (SUBATECH - CNRS - IMT Atlantique - Nantes Université) font partie des lauréats de la médaille de bronze du CNRS 2026 qui récompense chaque année le premier travail d'un chercheur ou d'une chercheuse prometteur.e dans son domaine. Bravo à eux !

Vincent Lostalen Vincent LOSTALEN (LS2N)

L’écoute artificielle est au cœur de ses travaux. Vincent Lostanlen, chargé de recherche CNRS au Laboratoire des sciences du numérique de Nantes (LS2N), fait appel aux sciences informatiques, aux sciences humaines et à l’écologie pour développer des capteurs sonores environnementaux et servir la création artistique. À rebours de l’apprentissage machine le plus courant, dit "supervisé", Vincent Lostanlen a créé un système basé sur l’apprentissage dit "autodidacte", plus proche de la manière dont nous appréhendons les sons pour reconnaître de manière relative les changements de tonalité dans la musique. 

Il a également développé, dans un souci d’éco-responsabilité, le premier capteur audionumérique communicant fonctionnant sans batterie, destiné notamment à l’étude du chant des oiseaux en milieu naturel. Sur le plan institutionnel, il a cofondé le réseau technologique "capteurs en environnement" (RTCE) de la MITI et est membre du comité de direction du GDR IASIS.
  Crédit photo : © Lucie Herrmann, https://obbstudio.fr
 

Antoine Maitrallain Antoine MAITRALLAIN (SUBATECH)

De Saclay à Nantes en passant par l’Écosse et Bordeaux, l’épopée d’Antoine Maitrallain le ramène inlassablement à la même question : comment faire passer l’accélération des particules au niveau supérieur par le biais d’une méthode novatrice dénommée "accélération laser-plasma" ?  Cette technique, que l’enseignant chercheur au Laboratoire de physique SUBAtomique et des TECHnologies associées (SUBATECH) ne cesse d’optimiser et d’améliorer depuis sa thèse, permet d’accélérer des particules sur des distances mille fois plus courtes que dans des accélérateurs classiques par le biais d’un très puissant laser. 

Elle pourrait à terme donner naissance à des accélérateurs de particules très compacts, aux applications majeures dans le domaine de la biologie ou de la médecine. À la frontière entre recherche fondamentale et applications, empreints d’une démarche interdisciplinaire, les procédés mis en œuvre par Antoine Maitrallain continuent de faire évoluer pas à pas cette technologie dans laquelle les scientifiques placent beaucoup d’espoirs.
  Crédit photo : © Céline Querniard, IMT Atlantique
Mis à jour le 17 avril 2026.