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Des chercheurs nantais contribuent à restaurer la Nature
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Le 03 septembre 2026false false
Alors que les pressions liées aux activités humaines ont atteint un niveau extrêmement préjudiciable aux écosystèmes et à l’ensemble de la société, il est crucial de protéger les espaces naturels et de restaurer les zones affectées. Dans le cadre d’un projet de recherche européen (REBORN), des chercheurs nantais de l’Institut des Substances et Organismes de la Mer (ISOMer – Nantes Université) ont mené cet été une campagne de terrain en Europe du Nord, à l’aide de drones, pour permettre de cibler les zones les plus propices au déploiement d’actions de restauration des zostères à grande échelle.
Les objectifs et méthodes de restauration s’appliqueront à différents écosystèmes terrestres et aquatiques tels que les tourbières, forêts, terres agricoles, zones marines et plans d'eau douce mais aussi dans les villes, où la présence d'arbres contribuera à purifier l'air et à rafraîchir les températures. Mais comment faire en pratique ? Pour le milieu marin, une des solutions est de restaurer les herbiers marins, en récoltant et semant des graines, ou encore par transplantation d’échantillons prélevés dans des sites donneurs.
Restaurer et pérenniser des herbiers marins
Lancé cette année, le projet européen REBORN (1), dont l’Institut des Substances et Organismes de la Mer (ISOMer) est l’un des partenaires scientifiques, s’est notamment donné pour ambition de pérenniser la restauration des herbiers marins de l’espèce Zostera noltii sur 15 hectares dans plusieurs régions des Pays-Bas, de Belgique, de France, d’Irlande et d’Allemagne. A plus long-terme, l’objectif ultime est d’appliquer des protocoles de restauration, testés et validés pendant le projet, à plus large échelle, avec un déploiement potentiel jusqu’à 50 000 hectares.Pour réellement évaluer le succès des actions de transplantation, il est nécessaire de disposer de méthodes d’observations capables de mesurer la densité des surfaces restaurées au fur et à mesure de leur développement, de manière répétée, pendant des années, et avec une précision centimétrique. Ce qui aurait semblé mission impossible il y a quelques années est désormais faisable à l’aide de drones imageurs volant au-dessus des vasières où ont été replantées les zostères.
Une "tournée Nord européenne" en drone cet été
En juillet dernier, des chercheurs nantais du laboratoire ISOMer ont réalisé une "tournée nord européenne" de sites pilotes en Irlande (Baie de Killala), France (Bassin d’Arcachon), Pays-Bas (estuaire de l’Escaut) et Allemagne (Mer des Wadden) afin de tester un protocole harmonisé de suivi par drones des actions de restauration. En faisant voler à basse altitude des drones commerciaux équipés d’une simple caméra RGB (identique à celle que vous avez sur votre téléphone), ils ont acquis des images très précises des zostères transplantées. Tirant profit de la très haute résolution des observations par drone, des méthodes de machine learning sont en cours de développement pour quantifier la densité de zostère dans les sites en cours de restauration.L’objectif est de développer une méthode standardisée qui sera appliquée dans chaque pays par les partenaires scientifiques locaux, tous les mois, a minima pendant les trois années du projet. Nantes Université compilera l’ensemble des observations et fournira des cartes et séries temporelles pour chacun des sites suivis, ce qui permettra d’analyser de manière approfondie les résultats et de cibler les zones les plus propices au déploiement d’actions de restauration des zostères à plus grande échelle.
(1) Le projet REBORN est financé par le programme Interreg Europe du Nord-Ouest (Interreg NWE)
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Mis à jour le 03 septembre 2026.